|
Esclavage Aujourd’hui? « Ce n’est pas possible ! »

Les voix traversent nos esprits, comme des rêves lointains qui troublent notre sommeil de temps en temps. « J’ai le sentiment qu’ils m’ont enlevé mon sourire et je ne peux jamais plus le retrouver»* dit une femme Lituanien, victime de la traite humaine à Londres.
Une autre voix flotte vers nous : « Mon sentiment le plus grand est le désir de mourir. Je suis fatigué de lutter et je me sens tout seul. »*
Mary, qui a été un enfant obligé de faire partie d’un groupe rebelle en Afrique centrale dit : « Je me sens tellement mal à cause des choses que j’ai faites. Ca me perturbe tellement d’avoir infligé la mort à d’autres gens. Je rêve toujours d’un garçon de mon village que j’ai tué. Je le vois dans mes rêves et il me parle, disant que je l’ai tué pour rien, et je pleure. »
Des histoires nous assaillent dans les médias Comme celle du BBC : « Un homme de 22 ans qui a été utilisé comme esclave a été sauvé par des enquêteurs … il était dans un mauvais état, puisqu’on ne lui a pas donné beaucoup de nourriture, ni même changé de vêtements, pendant les 12 mois depuis qu’il a été emmené dans le Royaume Uni … »
« Aujourd’hui des gens vendent leurs enfants pour le prix d’une paire de paniers de riz » dit Larry Martin de l’International Justice Mission. (IJM est un ministère Chrétien qui existe pour protéger les gens des formes violentes d’injustice en les sauvant d’esclavage et en essayant d’amener devant la justice les criminels. Ils essayent que justice soit rendue aux pauvres). Nous sommes momentanément choqués .
Nous ne savons pas quoi penser de ces rapports parce que nous avons pensé que l’esclavage a été aboli en 1848 durant la Deuxième République ou du moins quand Abraham Lincoln a libéré les esclaves.
L’esclave aujourd’hui ?
Malheureusement oui. Pas tellement un esclavage ouvert, sponsorisé par le gouvernement, mais un esclavage caché qui touche probablement des millions de personnes. Un article dans le magazine National Geographic en 2003 a estimé qu’il se peut qu’il y ait 27 millions d’esclaves dans le monde. Leur définition de l’esclavage est : « Les gens obligés de travailler sans salaire, sous menace de violence et sans pouvoir partir. »
Les criminels engagés dans la traite humaine gagnent des sommes d’argent incroyables (selon certaines estimations, $32 milliards chaque année) avec relativement peu de risque. « Une chose qui doit changer est le peu de risque qu’encourent ces criminels d’être attrapés. C’est simplement trop facile » dit L. Martin d’IMJ.
Mais l’enjeu pour les criminels est fort. Selon Martin : « Une femme qui coûte $4,000 (en Europe d’est) vaut $250,000 pour une période de 2 ans et demi. »
Un coup d’œil à l’esclavage
L’esclavage moderne ne se limite pas à la prostitution des femmes comme le supposent beaucoup. Il y a plusieurs formes—le travail enfantin/les enfants soldats/les enfants qui travaillent pour assouvir la passion des pédophiles (parfois vendus par leurs propres familles) aussi bien que les hommes et les femmes obligés de travailler sans salaire.
« Selon les Nations Unies, environ 1,2 millions d’enfants sont victimes de trafics dans le monde chaque année et on estime que les responsables gagnent $7 à 10 milliards de dollars U.S » le site web Otawacitizen.com note.
« Les victimes sont obligées de mendier, voler, ou travailler comme serviteurs dans la maison ; plusieurs sont obligés de vendre des drogues ou travailler comme prostitués, et certains tombent dans le marché d’adoptions illégales et même les marchés illégaux de vente des organes. « Les 10 millions de Roma (Tsiganes) sont particulièrement vulnérables, et les enfants—surtout ceux qui sont dans les orphelinats ou qui reçoivent les soins de l’état—sont des cibles de choix pour les trafiquants. Quand un orphelin Roma, que personne ne veut, disparaît, peu importe. »
« Le dommage social et psychologique dont souffrent ces enfants est difficile à changer. Ils pensent qu’ils n’ont d’importance pour personne» dit le psychologue pour enfant Bruxellois, Jean-Yves Hayes. « Ni pour le public, pour qui il sont seulement un objet de méfiance, ni pour ceux qui les exploitent, pour qui ils sont seulement un billet de chair, et parfois même pas pour leur propres familles qui les ont sacrifiés. »
En France
La France prend la lutte contre la traite humaine très au sérieux mais le problème demeure. Le gouvernement estime qu’il y a entre 10,000 et 12,000 victimes de cette activité en France, dont 3,000 à 8,000 seraient des enfants forcés de participer à la prostitution et au travail. « Les réseaux Nigériens continuaient leurs activités en France. Le traite des femmes et des filles Brésiliennes pour l’exploitation sexuel en Guyane Française … restait un problème sérieux … le gouvernement a pris des mesures importantes pour arrêter le tourisme sexuel des pédophiles et continue à subventionner le soutien aux victimes » selon un rapport de 2004.**
« Le gouvernement et la ville de Paris continuent de soutenir les victimes par des centres d’accueil et d’accompagnement--ALC, une association qui assure des services d’accueil en métropole et en Corse. Un réseau de 33 foyers à travers la France était d’accord pour accueillir des victimes de la traite humaine. En 2004, les foyers d’accueil à long terme ont assisté 44 victimes en France. Tous ces foyers accordent l’assistance judiciaire, administrative, psychologique et sanitaire; aussi bien que l’aide à la recherche de travail ou l’aide au retour au pays ainsi que la nourriture et le logement » selon le rapport déjà cité.**
« Oui, mais … »
Chaque personne avec un brin de l’amour de Christ en elle réagit devant ces histoires d’horreur. Mais, soyons franc, tout cela semble se passer des années lumière de chez nous. « Que puis-je faire ? » Et individuellement, que pouvons-nous faire ? Larry Martin dit : « Nous surestimons ce que nous pouvons faire dans un an et nous sous-estimons ce que nous pouvons faire en dix ans. »
Il est dangereux de partir en Cavalier Seul parce que ces trafiquants gagnent beaucoup d’argent en Europe et ils cherchent souvent à préserver leurs revenus par la violence. Et nous pouvons aggraver la situation pour la victime. Il ne faut pas seulement sortir la personne de sa situation mais nous devons nous assurer qu’elle soit aidée par la suite. Si nous l’accueillons dans notre maison, il nous faut considérer certaines ramifications légales.
Mais nous ne nous trouvons pas sans possibilités. Il y a plusieurs pas, simples mais efficaces que chacun peut effectuer.
• Prier. Certains groupes Chrétiens ont des lettres de prière qui nous aident à nous concentrer dans nos prières sur les plus grands besoins. • S’informer de ce qui se passe dans notre ville ou région. • Coopérer avec ceux qui sont déjà dans la bataille. • Etre conscient durant les actions d’évangélisation que nous pouvons rencontrer des personnes en situation de détresse. • Agir pour apporter des réponses chrétiennes aux problèmes, mais s’assurer de travailler en relation avec les autorités et les associations locales qui ont l’expérience du terrain.
« Dieu est passionné pour la justice » conclu L. Martin de IJM. « Il hait l’injustice et Il veut qu’elle s’arrête ! » Peut-être que Dieu veut que vous fassiez partie de la solution.
*D’une etude de “© The London School of Hygiene & Tropical Medicine 2006” ** Trafficking in Persons Report of U.S. State Department
Quelques sites pour ceux qui veulent s’informer (attention. Nous ne pouvons pas vérifier que nous sommes en accord avec tous dans ces sites, alors utilisez votre jugement
Belgique--Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme France--ALC Accompagnement Lieux d'accueil Carrefour éducatif et social Les Amis du Bus des femmes Ailleurs--www.freetheslaves.net IJM.org
|